COUVERTURE LOWEST

 

Je vous fais découvrir cette semaine un nouveau talent : Nicolas Grenier et son livre « Palais de l’Elysée, hôtel de Matignon, Ministère des Affaires Etrangères et autres lieux de pouvoir de la République Française en Haïkus »

Le haïku appartient à la poésie japonaise classique, comme le sonnet à la poésie européenne. Yves Bonnefoy, dans une conférence donnée au Japon déclare ainsi : « La forme brève peut être ainsi plus qu’aucune autre le seuil d’une expérience spécifiquement poétique ». Au XXe siècle, le poème de l’instant qu’est le haïku a retenu l’attention des grands noms de la poésie, en France, Paul Éluard, Philippe Jaccottet, en Europe, Giuseppe Ungaretti, Kenneth White, et aux États-Unis, Ezra Pound et Allen Ginsberg.

Fils de la République et poète de langue française, Nicolas Grenier présente une « flânerie » poétique dans les lieux de pouvoir sous la Ve République. Dans l’histoire de France, des poètes ont été, on le sait, au service de l’État, notamment Alphonse de Lamartine, ministère des Affaires étrangères, Paul Claudel, ambassadeur à Tokyo. Nicolas Grenier, à son tour, dans un recueil de haïkus, de parcourir, avec les mots de la poésie, les institutions de la République, tels que l’Élysée, le Sénat, le Conseil d’État, plus loin encore La Lanterne à Versailles. Autant d’instantanés que le regard du poète au XXIe siècle envisage avec l’esprit du haïku et l’essence de la poésie. C’est, d’une certaine façon, un journal de bord poétique, presque hors du temps, avec lequel le poète avance, avec gravité et amusement. Dans ces lieux, ordinaires et extraordinaires à la fois, le poète n’est que de passage, comme s’il entrait par la porte dérobée d’un ministère. Tantôt il croise les personnages de l’État, d’un garde républicain à un ministre, tantôt il relève la solennité et la modernité d’un lieu, ce sont là les « petites » histoires qui font la « grande » Histoire.
D’un point de vue formel, chaque lieu de pouvoir – quinze au total – se décline avec cinq haïkus. Au final, le recueil comporte soixante-cinq quinze haïkus, à l’image du département de la Seine, dans lequel les institutions de la République, d’une certaine façon, se concentrent. Dans la suite du recueil, Nathanaël Gobenceaux livre une étude littéraire des haïkus dans une approche multidisciplinaire, entre tradition et modernité.
Quatrième de couverture
« Élysée, Matignon, Quai d’Orsay, rue de Valois et autres écuries pour chevaux de race tracées comme d’un seul trait par un maître nippon aux yeux bridés, comme s’il riait sous cape derrière son éventail d’été ». Propos de Salah Stétié.

Éditeur : éditions du Cénacle de France

Date de publication : juillet 2015

Prix : 13 euros

ISBN : 978-2-916537-14-6

Publicités